Bien, retard chronique, mais 1 article par semaine tenu, j'en tirerai presqu'une fierté! Ajoutons que celui-ci d'article est inspiré par le commentaire du précédent, article là encore. Cela comblera en attendant un retour sur ma visite londonienne tout en sachant que mon voyage à Rome va encore me décaler...

En piste!


Les grammaires alternatives se déclinent de nombreuses façons. Mais avant rappelons pour point de départ que la grammaire officielle définit l'emploi du masculin comme accord par défaut pour le genre, et donne la préséance à ce même genre indépendamment d'un quelconque rapport numérique lorsqu'on parle d'un groupe.

Afin de palier à cette approche et pouvoir s'exprimer de manière "plus personnelle", on a introduit l'usage du "e" entre parenthèses dans certains documents, notoirement les prospectus.

Face à cette approche, des gentes en ont conçu que signifier la possibilité du féminin par une mise en parenthèses pouvait, au delà de l'état typographique, avoir une portée symbolique du renvoi de la femme à quantité négligeable.

Sont alors apparues des variantes, telles que:
-l'emploi de majuscules accolées en toutes circonstances, dont le E mais aussi toutes les lettres qui pourraient intervenir dans la différenciation masculin/féminin, avec par exemple touTEs équivalent à tous et toutes à la fois,
-l'emploi de trait d'union accolés en toutes circonstances, dont le e mais aussi toutes les lettres qui pourraient intervenir dans la différenciation masculin/féminin, avec par exemple tou-te-s équivalent à tous et toutes à la fois,
-l'emploi systématique du féminin lorsqu'on parle d'un groupe, remplaçant la classique loi du masculin pour le groupe.

De même, des mots ont pointés le bout de leur nez. Ainsi:
-ille ou el (à lire sur ce point, "L'Histrion", roman de SF qui s'en servait déjà) remplaçant le il et le elle,
-gente (que j'affectionne) façon de détourner le mot les gens tout en lui attribuant une extension, pré-supposément féminisante.

Voici un petit portrait de ce qui se fait, et je doute qu'il soit même exhaustif. Ajoutons l'emploi du mot humain plutôt que homme dans l'énonciation du mot "droit", tel que le font déjà les anglos-saxons, afin de gommer tout fâcheux malentendu.

Et maintenant.... une pause! Mes élucubrations sur le sujet viendront plus tard.
Ce cliffhanger est-il bien raisonnable?

Humeur: Distraite

1 commentaire à cet article.

Panda~Incownito-4477 | 11/02/2008

je pense en rajouter un autre...pour le pronom c'est toujours tres compliqué à l'oral...le Ille et el ne fonctionnant pas bien...à mon gout...je pensais substituer au genre la notion de nombre...sachant que nous ne saurions nous reduire à une identité ...Le probleme etant qu'en francais, le ils et le elles sont aussi genres' (tiens une apostrophe , pourquoi pas ) , je pense substituer au il ou elle (pour moi ) le "they" ( pluriel non genre angophone)...bon ca va paraitre surement bizarre à beaucoup à l'emploi et cela va meme surement faire jaillir des reflexions basiques d'orde psy: " oh mais they est plusieurs, c'est que they est vraiment barj" lol...Enfin petite contribution.....car je pense que la seule maniere de ne pas se faire embarquer dans une case unique est le pluriel infini, degenre, indefini.......
Naïel