Time's Up

4 décembre 2007 00:49
 
 

Alors le titre de l'article est aussi bien un excellent jeu de société (par ici pour les non-initiés) mais n'est absolument pas le sujet du billet. Etrangement, il pourrait parler d'un évènement qui plane au dessus de nos têtes, de nos existences même mais je préfère espérer que certains décomptent ne sont pas finis...

Alors (bis) pourquoi donc ce titre?

En ce bas monde, l'humanité a passé des décennies à perfectionner le mesure du temps, la seconde est un éléphant dans le monde des centièmes de secondes des exploits sportifs ou des fréquences des ordinateurs. Mais pour nous, au quotidien, l'unité la plus palpable, c'est la minute.

Dix? vingt? un retard semble palpable une fois ces délais passés, parce que nous les mesurons, nous nous sommes assurés que tout le monde s'y pliait, qu'au delà d'une mesure commune, une obédience commune s'y fait. Et si un retard se présente, nous ne sommes pas prêt à la vivre, les plus heureux ayant autre chose à faire mais ils sont rares.

Et pour le travail, on a prévu qu'en plus d'obéir au chronomètre, on ne se présenterait pas trop tard pour effectuer une tâche car cela est inconvenant... ce qui semble pourtant étrange pour certaines choses. Ayant vécu ce clivage de conception de la vie de manière cinglante par un rejet de ma participation au travail qui m'occupait fortement il y a quelques semaines, je suis perplexe.

Il y a un modèle général, hérité d'un découpage du temps monacal (à lire sur ce sujet "L'Ethique Hacker") qui semble "évident". A tel point que, hasard du zap de mon ange, j'étais consternée lorsqu'un reportage télé critiquait le principe du "parti-fini" sur la tâche des éboueurs à Marseille... qu'allait il faire à tourner en rond une fois leur travail fait? cela semble évident pour le commentateur, pas pour moi! Quant aux esprits chagrins qui répondraient que les dit éboueurs traitaient leur ouvrage avec légèreté, j'en conviens mais ça n'enlève rien au fait qu'une fois une tâche faite, quelle raison de "faire du temps de présence"?

Cette réflexion semble difficilement généralisable à toutes nos activités mais certaines s'y prêtent à merveilles. Quant aux autres, elles sont quelque peu assujetties à un fonctionnement de l'ensemble mais j'en reviens au livre que je citais, lisez le vous y trouverez l'exemple d'un pittoresque petit village.

Fin de l'idée filée... repos des yeux par ici

Humeur: Improbable
Tags: hacker temps